Déborah Pardo, Conférencière Spécialisée dans la Biodiversité et le Leadership Environnemental

By Categories: UncategorizedTags: Last Updated: 17 juillet 20230 CommentsViews: 413

À l’occasion de notre rendez-vous mensuel présentant une femme d’exception, nous mettons en lumière le parcours inspirant de Déborah Pardo, conférencière dans les entreprises et collectivités spécialisée sur le thème de la biodiversité de l’optimisme et du leadership environnemental face à la crise écologique. De son enfance passée à explorer la nature à sa spécialisation en écologie, Déborah a suivi sa passion pour la biologie. 

Interview de Déborah PARDO

Restez avec nous pour découvrir ses réalisations, ses projets et ses conseils précieux pour les femmes aspirant à avoir un impact positif dans la société.

Vous êtes passionnée de nature et de biodiversité, pouvez-vous nous expliquer d’où vient cette passion ? 

Depuis toute petite, je reste beaucoup dans la nature. Je vais à la pêche avec mon grand-père à l’Estaque, à Marseille. Je reste dans le jardin de mes grands-parents où il y avait beaucoup de béton, mais aussi un peu de végétation qui passait par-dessus et je soulevais cette végétation et c’était un peu comme un trésor pour moi dessous, avec des cloportes que je pouvais faire rouler comme des billes, des fourmis qui rentrent dans des escargots. Ensuite, j’ai beaucoup, beaucoup regardé de documentaires télévisés sur la 5 où j’ai découvert tous les animaux du monde et j’avais une faim sans fin justement pour tout cela.

Parlez-nous de votre parcours, qu’est-ce qui vous a amené à réaliser tous ces projets ?

Dans ma vie et au sein de ma famille, l’indépendance, la curiosité et la persévérance ont toujours été des valeurs importantes. À l’époque, je n’étais pas réellement passionnée par ce que je faisais. Après un stage chez un vétérinaire qui m’a beaucoup déçue, car il s’agissait d’animaux adaptés aux caprices des humains, j’ai décidé de poursuivre mes études en biologie à l’université. J’ai suivi une première et une deuxième année d’écologie continentale, mais je commençais à m’ennuyer un peu. C’est alors qu’en troisième année, j’ai saisi l’opportunité de partir en Erasmus en Suède, et cela a été une révélation à l’échelle internationale.

Pour ma quatrième année, je suis revenue à Marseille pour effectuer un master sur la biodiversité, l’écologie et l’évolution, que j’ai ensuite terminé à Montpellier. Cela m’a ouvert la voie pour obtenir une bourse de thèse dans les Deux-Sèvres, au Centre d’études biologiques de Chizé. Par la suite, j’ai réalisé un post-doctorat à l’Institut polaire britannique. Ce sont motivation, ma passion et mon ambition qui m’ont permis d’atteindre ces étapes dans ma carrière.

Pourriez-vous nous parler de votre expérience en tant que seule française parmi 78 scientifiques lors de l’expédition en Antarctique ? Quelles en ont été les réalisations marquantes ?

Ce n’était pas juste une expédition en Antarctique, c’était le point culminant. Mais c’était surtout un an de travail en ligne sur des projets de recherche collectif, du développement personnel avec des coach qui l’accompagnaient sur différents tests d’intelligence émotionnelle, de leadership et cela a changé ma vie. Je pense avoir gagné dix ans de maturité professionnelle, notamment en termes d’alignement entre ce que je suis et ce que je sais que je suis. À la suite de tous ces ateliers, j’ai décidé de quitter la recherche académique dans la foulée pour me mettre à mon compte. Revenir au bercail à Marseille, en tant que scientifique, a un impact. Cela fait donc six ans maintenant que je développe des activités en tant que scientifique freelance autour de l’entrepreneuriat, les conférences, les expéditions polaires et les administrations des entreprises. 

Donc c’est surtout le regard des autres femmes scientifiques sur moi qui m’a fait me rendre compte que j’avais des capacités en communication, que la plupart des scientifiques n’avaient pas et que j’avais un côté solaire optimiste qui faisait beaucoup de bien autour de moi. C’est donc sur quoi je capitalise aujourd’hui, mais sans cette expédition, j’y serais jamais arrivée. 

Comment décririez-vous le rôle des scientifiques dans notre société et que pensez-vous de leur représentation ? 

Je pense que leur rôle est fondamental. S’ils avaient réussi à avoir plus de poids dès les premiers lanceurs d’alerte dans les années 60, on ne serait pas dans la situation catastrophique dans laquelle on est aujourd’hui. En effet, malgré la notion de développement durable où l’écologie, l’économie et le social sont censés être à égale mesure, c’est toujours l’économie qui décide. Aujourd’hui l’environnement est extrêmement menacé puisqu’on est dans la sixième extinction de la biodiversité. 

Au niveau mondial, sur le volet social,  il y a eu d’énormes progrès, or sur le volet environnemental, on rame alors que la nature reste toujours résiliente pour le moment et c’est maintenant qu’il faut agir.

Comment avez-vous fondé le mouvement Quels sont les objectifs et les activités de votre mouvement Earthship Sisters ?

En ce qui concerne les Earthship Sisters, lorsque j’ai quitté le domaine de la recherche, j’avais apporté des preuves statistiques de l’impact combiné de diverses activités humaines sur les albatros, qui sont des espèces emblématiques extrêmement menacées, situées à l’autre bout de la planète. J’avais donc établi statistiquement des preuves de l’impact conjoint de la pêche industrielle et du changement climatique sur leur extinction. Cependant, je me suis rendu compte que ce n’était pas suffisant, car en tant que scientifique, il est également important de mettre en évidence les aspects positifs lorsque la biodiversité se rétablit grâce à des actions de conservation, par exemple.

Il était essentiel d’aborder le cœur du problème, qui est en réalité le manque de leadership des décideurs, qu’ils soient politiques ou issus du monde des entreprises. Les albatros meurent à cause des émissions de gaz à effet de serre et de la pêche industrielle au thon, qui capturent énormément d’oiseaux. Je souhaitais donc aborder cette question, mais de manière indirecte. Ainsi, lorsque je suis rentrée en France après avoir choisi de travailler en tant que scientifique indépendante, j’ai constaté que les femmes jouaient un rôle extrêmement important et qu’il était essentiel de les soutenir, ainsi que d’aider les gens à développer leur leadership.

Comment visez-vous à accélérer la transition écologique avec les Earthship Sisters ?

Je pensais que les femmes avaient besoin d’être encouragées en termes d’impact potentiel qu’elles peuvent avoir sur la transition écologique, car elles sont actuellement absentes dans le monde de l’entrepreneuriat. Leur style de leadership est plus collaboratif, axé sur le long terme et ouvert aux émotions. À mon sens, le monde a besoin de ces qualités pour faire face aux transitions à venir dans un environnement de plus en plus complexe et incertain. De plus, je suis convaincue qu’elles peuvent proposer des projets environnementaux extrêmement novateurs, qui se démarquent de ce que nous connaissons aujourd’hui, souvent très axé sur la technologie.

C’est ainsi que cette idée a émergé, à partir du constat qu’il était nécessaire d’avoir un programme visant à promouvoir le leadership environnemental, et de la reconnaissance du fait que les femmes peuvent apporter quelque chose de différent. Nous souhaitions le faire de manière percutante, en collaboration avec la cofondatrice, qui est navigatrice. C’est ainsi que nous avons développé tous nos programmes éducatifs autour de la voile. Cependant, il était important d’avoir un programme de neuf mois afin que la durée soit suffisamment longue pour permettre au développement du leadership de s’inscrire de manière significative dans l’incubation des projets professionnels.

Citez-nous quelques exemples concrets de projets ou d’actions menées par les Earthship Sisters qui ont eu un impact positif sur l’environnement ?

Nous avons en ce moment, un calculateur carbone basé sur le compost qui est en train de sortir, une architecte d’intérieur avec des produits éco-sourcés, un crowdfunding pour les boxs Saperlipompon, des boîtes pédagogiques pour les enfants qui sont qui permettent de les faire aller dehors et de comprendre la biodiversité. Il y a également un sac pour ramasser les déchets en mer et à terre. Enfin voilà, sur ces 48 femmes qui ont été accompagnées pas toutes n’ont sorti leurs projets, mais la moitié les ont lancés et cela perdure encore aujourd’hui. 

FOREO est une entreprise spécialisée dans les appareils de beauté et valorise l’optimisation de la routine des soins de la peau. Avec toutes les activités que vous occupez, avez-vous des rituels ou des habitudes pour vous octroyer du temps pour vous ? 

J’ai très peu de rituels et d’habitudes, car pour moi, ce qui est le plus naturel est également le plus approprié. Donc, je m’efforce d’être très sobre dans l’utilisation de produits et de leurs emballages. Les seuls produits que j’utilise vraiment sont du monoï, notamment pour hydrater ma peau et mes cheveux, ainsi que pour réaliser des gommages avec du sable lorsque je suis à la plage, car j’y vais souvent en toutes saisons. J’essaie également d’appliquer sur mon visage une crème recommandée qui est la plus naturelle possible. Par ailleurs, je fabrique également mon propre maquillage. Il m’est arrivé en effet de concocter mon propre mascara ou d’utiliser des récipients rechargeables spécifiquement pour le mascara.

Avez-vous des personnes qui vous inspirent dans la réalisation de vos diverses activités ?

Oui, il y a beaucoup de personnes qui m’inspirent. Je ne pourrais pas vraiment en citer une en particulier, à l’exception de Christiana Figueres, originaire du Costa Rica, qui a dirigé les négociations de la COP21. Ce n’est pas tant que la COP21 ait été un succès en soi, mais c’est sa manière d’organiser les discussions qui était considérée comme impossible. Grâce à son optimisme opiniâtre, comme elle le décrit, elle a réussi à rassembler tout le monde. C’est extraordinaire, et je partage cette qualité avec elle. J’ai eu la chance de la rencontrer en tant que personne engagée pour la cause de l’environnement et également pour la cause des femmes.

Vous êtes très engagée en faveur de la cause des femmes, quels sont vos conseils pour les femmes qui souhaitent mener à bien un projet ?

Ce que je donnerais comme conseil, c’est d’apprendre à se connaître, ne jamais rien lâcher, ne pas douter de soi, de se faire plaisir, de prendre soin de soi et surtout de rester alignée avec soi-même. C’est quand on commence à se désaligner qu’il faut vraiment changer quelque chose, même si c’est radical. 

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En suivant sa passion pour la nature et la biodiversité, Déborah Pardo a pu transformer sa carrière de scientifique en conférencière spécialisée dans la biodiversité et le leadership environnemental. Son parcours nous rappelle l’importance de poursuivre nos intérêts, de prendre des risques et de faire preuve d’optimisme face aux défis environnementaux.

Si vous êtes intéressé(e) par son travail, vous pouvez contacter son agent Eric Blot au +33 607028263. Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour découvrir une nouvelle femme d’exception

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About the Author: Cécile Maier

Après des années d'expérience dans le secteur de la beauté, de la parfumerie et du luxe, j'aime suivre les nouvelles tendances pour améliorer ma vie et mon bien-être au quotidien. Passionnée d'écriture, j'ai décidé de m'orienter dans la rédaction d'articles pour partager mes connaissances et mes découvertes qui peuvent servir au plus grand nombre. En travaillant pour la marque de Beauty Tech suédoise, j'ai la possibilité de rendre les femmes et les hommes plus confiants et c'est la meilleure des récompenses.
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